L’empreinte carbone est totalement réduite par la nature même des intrants biomasse, mais avec un procédé bien plus efficient que les voies de conversion par gazéification de biomasse. Nous parvenons à une efficacité énergétique proche de 70%, c’est à dire qu’1 MWh d’énergie primaire sous forme de biomasse sera converti en environ 700 kWh d’énergie contenue par l’hydrogène.

La Terre produit actuellement plus de 72 Gtep (Giga tonne équivalent pétrole) par an de biomasse. Par comparaison, la consommation de pétrole dans le monde est de 3.9 Gtep.

35% de la mobilité terrestre mondiale alimentée par des piles à combustibles ne consommeraient que 2.2% de ce total, tandis que la totalité de la biomasse utilisée pour les usages alimentaires (animaux inclus), énergétiques et industriels (bois d’œuvre, mobilier, papeterie…) ne représentent que l’équivalent 7.9% du total.

La biomasse est souvent confondue avec les seuls résidus forestiers ou agricoles, alors qu’elle englobe un ensemble bien plus vaste, et qu’il est parfaitement possible d’exploiter pour la production d’hydrogène. La biomasse, au sens général, ne constituera en aucun cas un facteur limitant. Le renforcement de la filière de collecte de biomasse permettra de générer une véritable économie circulaire décentralisée, et qui pour la seule filière de collecte et conditionnement de la biomasse, permettrait la création d’environ 68.000 emplois nets pour satisfaire 35% de la mobilité terrestre desservie par de l’hydrogène.