Si l’hydrogène était produit majoritairement par électrolyse de l’eau, et donc via l’électricité, nous serions confrontés à une équation insoluble : comment assurer la production d’un vecteur énergétique destiné à apporter une solution aux 82% non servis par l’électricité, alors même que les énergies renouvelables représentent moins de 30% de la production mondiale d’électricité ?

Il n’y a que deux solutions :

a) Avoir recours aux énergies fossiles, ce qui est le cas aujourd’hui pour 95% de la production de l’hydrogène, mais qui n’est évidemment pas une option pour le succès de la transition énergétique.

b) Que l’électrolyse de l’eau, qui garde toute sa place, notamment pour absorber les pics de production d’électricité renouvelable non satisfaits par la demande, soit complétée par une production massive d’hydrogène à partir de déchets ou de biomasse ; seule autre manière connue à ce jour pour produire de l’hydrogène renouvelable.